Vous faisant part de notre expérience, nous pouvons dire que l’apparition de la LMC est associée à différents symptômes.
Nous ne les avons pas tous eus car nous pouvons n’en avoir qu’un ou deux ou plus.
La plupart des patients ressentent une perte de bien-être. Ils peuvent se sentir fatigués, essoufflés pendant une activité physique. Ils ont le teint pâle.
Une hypertrophie de la rate peut déclencher des maux au côté gauche de l’abdomen. Cela s’appelle une splénomégalie.
Il peut être observé des sueurs abondantes, une perte de poids voire une incapacité à tolérer la chaleur.
Cela ne veut pas dire non plus que toute personne fatiguée ou au teint pâle a une LMC.
Justement ce teint pâle peut être le signe d’une d’anémie (diminution des globules rouges)
Et donc, il est important de consulter le généraliste. Il nous prescrit une prise de sang.
- Notre formule sanguine est analysée.
C’est un test qui permet de mesurer le nombre et le type de cellules présentes dans le sang. Cela s’appelle aussi un hémogramme.
Cette formule sanguine présente des anomalies. En général, la concentration d’hémoglobine est réduite et la numération des globules blancs est augmentée.
Il est aussi constaté la présence de cellules normalement présentes dans la moelle osseuse mais pas dans le sang. Le passage de cellules médullaires dans le sang s’appelle myélémie.
Les globules blancs ont un profil caractéristique avec une proportion de cellules très immatures (cellules blastiques et promyélocytes leucémiques) et une plus grande proportion de globules blancs en développement et complètement matures (myélocytes et neutrophiles).
Dans le sang de personnes non malades, il n’y a pas de cellules blastiques, ni promyélocytes, ni myélocytes.
Pour confirmer le diagnostic, deux autres examens sont prescrits.
- Un examen de moelle osseuse
Celui-ci analyse les cellules (myélogramme) et recherche la présence du chromosome de Philadelphie (caryotype).
C’est un examen un peu stressant puisque la moelle osseuse est prélevée par ponction au niveau du sternum ou quelquefois du bassin.
La ponction est effectuée après anesthésie locale. Rassurez-vous ! L’examen est généralement bien toléré.
Et pour terminer
- Des examens de biologie moléculaire pour trouver le gène anomal BCR-ABL (BCR-Abelson) issu du chromosome de Philadelphie.
Ces examens de biologie moléculaire permettent de se faire une idée du niveau de développement de la maladie.
Le diagnostic annoncé, nous ressentons un sentiment de culpabilité, de mal-être voire de ressentiment.
La LMC n’est ni contagieuse, non plus qu’héréditaire. Nous dirons que c’est un accident « chromosomique ».
Il n’est pas utile de vous parler des traitements avant les années 1990 voire 2000. Cela vous inquiéterait comme cela l’a fait pour nombre d’entre-nous et ne servira à rien. Vous apprendrez tôt ou tard, qu’avant, la maladie n’évoluait pas forcément bien.
Mais c’est du passé.
L’arrivée des traitements ciblés permet à la maladie de rester en phase chronique pour la majorité des patients traités et cela avec une qualité de vie tout à fait normale.
Brochure éditée par FI LMC :
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La LMC – annonce diagnostique – colloque du 11 avril 2012 :
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